Le mentor Jacques Varin : l’humain avant tout

Par Guylaine Lebel


Le CLD au Cœur de la Montérégie offre un service de mentorat par lequel une personne riche d’expériences en affaires partage son savoir et sa sagesse par l’accompagnement d’un entrepreneur afin d’accentuer le développement des ses habiletés entrepreneuriales. Depuis 5 ans, Jacques Varin, ancien directeur des ressources humaines de la compagnie Infasco de Marieville fait partie du groupe de mentors qui aident les entrepreneurs actifs à atteindre leurs objectifs aussi bien lors du démarrage de leur entreprise que lorsque vient le moment de la croissance. Celui qui en connaît long sur l’être humain aime apporter cette dimension à son engagement. Voyons comment il place la relation interpersonnelle au cœur de son implication.

Dès les premiers échanges, Jacques Varin est catégorique. Il est mentor depuis 5 ans et compte bien le demeurer encore un autre 5 ans. Pour lui, la relation entre un mentor et son mentoré est extraordinairement enrichissante. «On croit que c’est le mentor qui donne et le mentoré qui reçoit. En fait, c’est une relation d’échange et de partage. C’est pourquoi j’ai décidé de m’impliquer bénévolement dans la cellule de mentorat du CLD au Cœur de la Montérégie», explique-t-il. Celui qui refuse l’étiquette de retraité, il affirme n’avoir jamais été aussi actif, adore côtoyer des jeunes entrepreneurs qui lui permettent d’évoluer. «Ils me poussent ! J’adore être de mon temps et comprendre le monde qui m’entoure. Ils me gardent actif sur le plan des nouvelles technologies et des communications», ajoute-t-il. De son côté, sa redoutable connaissance de l’être humain lui permet d’aider les autres à évoluer dans un environnement où les relations sont d’une importance capitale. Que ce soit sur le plan des ressources humaines, des approches clients et du développement personnel, les mentorés de Jacques Varin sont entre bonnes mains. Il a quand même œuvré 30 années chez l’un des plus importants employeurs de la région.

Être mentor c’est toujours une question d’échange.

Une cellule de mentorat efficace
«J’ai mes forces et mon expérience, mais je peux également conseiller un entrepreneur sur différents secteurs de sa compagnie. Je peux aussi bien l’aider dans son administration, sa gestion que dans ses projets de croissance» explique-t-il. Il souligne au passage l’excellent travail de Nicolas Perreault, responsable de la cellule de mentorat du CLD Au cœur de la Montérégie, qui arrive à faire de bons arrimages. «C’est lui qui voit quel mentor pourrait le plus aider l’entrepreneur qui en a besoin. Il fait toujours d’excellents choix». De plus, sa rencontre mensuelle avec les autres mentors lui permet d’évoluer dans sa pratique. Sans briser le lien de confidentialité dont il bénéficie avec ses mentorés, il peut régulièrement échanger sur certaines problématiques pour lesquelles d’autres mentors ont de l’expérience. «Être mentor c’est toujours une question d’échange», précise-t-il.

La relation mentor-mentoré
Quand on lui demande comment se déroule concrètement sa relation avec un nouvel entrepreneur, il nous explique qu’il doit d’abord y avoir une première rencontre. Il faut que le mentoré comprenne ce qu’est le rôle d’un mentor. Il se souvient en rigolant d’une bien mauvaise compréhension de son rôle par un mentoré lors de ses débuts : «Celui-ci croyait que je lui ferais de la promotion à temps plein. Ce n’est pas notre rôle! Nous sommes des accompagnateurs». Ainsi, si la première rencontre se déroule bien et que le courant passe, l’entrepreneur et le conseiller se rencontreront de manière régulière. Ils se verront à un rythme plus rapproché au début. Quand l’entreprise prendra son envol ou atteindra le seuil de croissance escompté, les séances seront plus espacées. Mais l’idée est de toujours rester en contact de manière régulière. «C’est ce qui donne la richesse à ce type de relation», ajoute-t-il.

Sept entrepreneurs en 5 ans

Stéphanie Tremblay et son mentor de l'époque, Jacques Varin.

Celui qui carbure aux défis et à l’implication, il est actuellement membre de trois conseils d’administration en plus d’être consultant en ressources humaines, a accompagné, jusqu’à maintenant, 7 entrepreneurs dont il est très fier. Des liens d’amitié se sont installés et il a eu la chance de voir des gens de qualité se développer et réussir. Il aime parler de synchronicité. Il croit qu’il n’y a pas beaucoup de hasard et que les gens sont sur sa route pour lui permettre de grandir et de les faire grandir. Quand on lui demande s’il a de grandes fiertés parmi les mentorés qui ont eu l’occasion de profiter de son savoir, il sort spontanément le nom de Stéphanie Tremblay qu’il a connue en 2009 alors qu’il siégeait sur le jury du gala méritas La mesure de l’excellence de la Chambre de commerce au Cœur de la Montérégie (CCMC) où Stéphanie avait remporté la catégorie Travail autonome. Quand la jeune femme s’est cherché un mentor l’année suivante, le CLD lui a recommandé Jacques Varin. «Elle n’avait pas de conseils à recevoir comme entrepreneur. À ce niveau, elle s’était déjà réalisée. L’accompagnement était plus personnel. Quel genre de mandat choisir pour être en mesure de travailler efficacement ? Comment concilier le travail et la famille ? C’était très stimulant pour moi. D’ailleurs, nous sommes aujourd’hui d’excellents amis», relate-t-il. Il est vrai que l’amitié arrive souvent lors d’un parcours d’accompagnement. Il explique avec joie avoir gardé une belle relation d’amitié avec un de ses mentorés qui ne vit plus dans la région et qui ne profite donc plus du service de mentorat, mais avec qui il est toujours en contact régulier. De manière générale, chaque relation avec ces gens d’affaires lui a apporté de belles expériences. Il est heureux de pouvoir continuer à partager ses connaissances et à ce que l’on valorise son expérience. Les 5 dernières années ont été pour lui l’occasion de s’enrichir autant intellectuellement qu’humainement. Voilà un domaine où tous les participants semblent grandir ensemble.

Le mentorat au Québec
Le mentorat pour entrepreneurs au Québec est chapeauté par la Fondation de l’entrepreneurship sous l’effigie du Réseau M, qui s’associe aux différentes instances de développement économique comme le CLD au Cœur de la Montérégie.

Saviez-vous que?

  • Il y a actuellement au Québec près de 1 600 mentors accrédité par le Réseau M
  • Chaque année, plus de 3 350 entrepreneurs sont mentorés au Québec
  • Le mentorat pour entrepreneurs accroît significativement l’espérance de vie d’une entreprise âgée entre 0 et 5 ans

Si vous êtes un entrepreneur qui avez envie d’aller de l’avant et qui croit pouvoir avancer, autant sur le plan personnel que professionnel, au contact d’un mentor, n’hésitez pas à communiquer avec Nicolas Perreault, responsable de la cellule de mentorat du CLD au Cœur de la Montérégie :  nperreault@coeurmonteregie.qc.ca ou 450 460-0202 poste 325

 

 

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