La Maison de la Culture du Cœur de la Montérégie célèbre son 5e anniversaire

Par Julie Chaumont

Après cinq ans d’existence, la Maison de la Culture du Cœur de la Montérégie (MCCM) dresse un bilan… et élabore des projets d’avenir. L’organisme, qui a récemment élu Marie Bouillé (ex-députée d’Iberville) à titre de présidente, a le vent dans les voiles et promet de vous en mettre plein la vue!

Des sciences à la culture
Lorsqu’on jette un coup d’œil au curriculum vitae de Marie Bouillé, rien ne laisse supposer qu’on a affaire à une amoureuse de culture. Baccalauréat en géographie, maîtrise en génie civil, professionnelle de recherche, agente de communication, directrice de la Fédération des agricultrices du Québec, présidente de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles, députée du Parti québécois dans Iberville… C’est à se demander ce qui a pu l’attirer dans le rôle de présidente de la MCCM! « Les arts étaient très présents dans ma famille, j’ai donc toujours été intéressée à la culture. J’encourage régulièrement les artistes du coin en achetant leurs œuvres; j’ai notamment, chez moi, des pièces en bois d’André Martel, une foule de vestes d’Élisabeth Wannaz et une belle toile de Michel Bourguignon. De plus, lorsque j’étais députée, je soutenais tous les projets de la Maison de la Culture », explique-t-elle.

Au printemps dernier, lorsque les membres du conseil d’administration de la MCCM l’ont contactée pour savoir si elle connaissait quelqu’un qui serait intéressé à occuper le poste de président de l’organisme, Marie Bouillé a proposé quelques noms… dont le sien! « Je crois que c’est la réponse que le C.A. souhaitait entendre! C’était un beau défi pour moi d’accepter ce mandat, que je considère comme une continuité logique dans mon parcours », dit-elle.

Nous désirons susciter un intérêt pour la culture chez les jeunes de la région, nous voulons éveiller en eux un sentiment de fierté.

De grands projets
En tant que présidente de la Maison de la Culture, Marie Bouillé s’occupe de faire la promotion des artistes de la région, en plus de veiller au développement de l’organisme. Avec passion et conviction, elle travaille présentement sur un projet qui permettra d’enraciner la MCCM sur le territoire de la MRC de Rouville et dans l’esprit collectif. «Pour moi, il est très important que les gens se reconnaissent dans un lieu physique. Il est tout aussi important que les créateurs du coin puissent compter sur un organisme pour assurer la production et la diffusion de leurs œuvres. En ce moment, la Maison de la Culture est sans domicile fixe; nous faisons donc des démarches pour remédier à cette situation », révèle l’ex-députée.

La MCCM, en ayant un établissement qui lui est propre, pourra déployer ses ailes et ainsi agir de façon permanente à la diffusion de la culture sous toutes ses formes. « Plusieurs disciplines liées à la culture de la région seront à l’honneur. Bien sûr, on pourra voir tout ce qui touche aux arts, mais également tout ce qui touche aux mœurs et aux traditions », explique la présidente. En travaillant de concert avec les sociétés historiques et les fermières de la région, la Maison de la Culture désire s’établir en tant que passeur de connaissances et de traditions. « Nous désirons susciter un intérêt pour la culture chez les jeunes de la région, nous voulons éveiller en eux un sentiment de fierté », spécifie Madame Bouillé.

L’équipe de la MCCM rencontre présentement différents intervenants afin de remettre en valeur certains aspects de la région. Parmi ceux-ci : l’ancien marché public de Saint-Césaire, qui était à l’époque si reconnu que les gens de Montréal faisaient l’aller-retour en cheval pour venir s’y approvisionner; la forge d’art, très populaire dans les années 40 à 60, avec les frères Juneau en tête d’affiche; la culture du lin et les légendes, dont celle du Coupe-Gorge. « Notre histoire est riche. Venir de Rouville, ce n’est pas rien. Nous pouvons en retirer une grande fierté », affirme la présidente de la MCCM.

Finalement, qui dit Rouville dit pomme. Les richesses culinaires de la région seront donc, elles aussi, mises à l’honneur à la MCCM. « Nous ajoutons un volet bouffe à l’expo-vente annuelle et nous désirons également fouiller dans l’histoire de la région pour trouver des trésors oubliés, dont les noix, qui ont un jour fait la fierté de Saint-Césaire », explique la présidente.

À surveiller
Le cinquième anniversaire de la MCCM est rempli de promesses. Pour célébrer les cinq années passées et les nombreuses à venir, un événement spécial (qui promet d’être gros!) sera inséré à la programmation d’automne. Nous avons bien essayé de tirer les vers du nez à la présidente afin d’en savoir plus… mais il s’agit encore d’un secret bien gardé. Ce que nous pouvons par contre vous révéler, c’est que la MCCM, avec Marie Bouillé au poste de présidente, est loin de s’éteindre. « Quand on ne grossit pas on disparaît et ce n’est pas du tout notre intention! » lance cette dernière.

 

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