Coteau St-Paul : le secret est dans la variété !

Coteau Saint-Paul, ce vignoble/cidrerie situé à Saint-Paul-d’Abbotsford au pied du mont Yamaska, a été acquis en 1999 par Jean-Guy Gosselin, un Franco-Ontarien passionné d’agriculture alternative. Dès son arrivée, le verger uniquement destiné à l’autocueillette, commence sa transformation. Les vignes sont plantées et les projets abondent. Quinze ans plus tard, voyons ce qu’est devenu le projet de Jean-Guy Gosselin.

Que de chemin parcouru depuis l’acquisition de ce verger. Aujourd’hui, on cultive sur place des raisins de table et de vin, des pommes, des prunes, des poires et même des kiwis! Ces aliments frais sont utilisés dans l’élaboration des vins, des cidres et des mistelles. Mais cela ne s’arrête pas là, d’autres produits tels que les cerises, les amélanchiers, les groseilles et le cassis sont récoltés sur place. Quand ces petits fruits ne servent pas à la fabrication de mistelles, ils sont transformés pour être vendus en confiture. C’est Nathalie Daguzan de la Confiturerie Nathy.D. de St-Paul d’Abottsford qui transforme les fruits du Coteau St-Paul en confiture. 100% naturelles, les confitures sont créées avec minutie et amour. D’ailleurs, les visiteurs peuvent profiter de ces différents produits directement sur le domaine où un marché est aménagé. Les aliments frais et transformés sont offerts à la clientèle.

Autocueillette
Si l’offre est désormais grandement diversifiée, il ne faut pas changer les formules gagnantes. L’autocueillette des pommes est toujours un véritable succès. Chaque année, quand l’automne se pointe, des milliers de personnes viennent profiter d’une journée bucolique dans le verger. D’autant plus que le Coteau Saint-Paul est le seul endroit sur la Rive-Sud à offrir l’autocueillette des raisins de table. Plus d’une quinzaine de variétés, dont le célèbre muscat, sont offertes aux cueilleurs qui adorent diversifier leur récolte d’automne.

Parcelles d’essai
Toujours enclin à évoluer et progresser, Jean-Guy Gosselin cultive présentement des kiwis sur certaines parcelles d’essai. Étonnamment, ce type de fruit que l’on croit exclusivement tropical vit aisément en climat plus frais. «Nos variétés proviennent de l’Europe de l’Est, près de la mer Baltique. Elles sont adaptées aux climats nordiques», indique-t-il en ajoutant que des abricots sont également cultivés et que leur développement va également très bien.

Nous participons à des concours depuis 2005 et nous avons jusqu’à maintenant obtenu 42 médailles.

Vins, cidres et mistelles
L’endroit où se situe le Coteau Saint-Paul est idéal pour la plantation de vignes. Actuellement, 15 000 pieds de ceps s’étalent aux flancs du mont Yamaska sur une superficie de 3,5 hectares. «C’est l’endroit idéal pour cultiver. Nous sommes du côté sud donc en plein soleil. Le sol est graveleux, ce qui est parfait pour la vigne. De plus, la configuration géographique du terrain nous offre un microclimat idéal pour nous protéger des gels dont la vigne ne raffole pas», explique-t-il avec entrain.

Aujourd’hui, l’établissement offre une quinzaine de différents produits qui ont été maintes fois primés aussi bien au pays qu’à l’international. «Nous participons à des concours depuis 2005 et nous avons jusqu’à maintenant obtenu 42 médailles», indique fièrement cet amoureux du vin qui a découvert sa passion lors de ses nombreux voyages en Europe. «Avec la conquête, nous avons perdu notre tradition viticole qu’ont en commun les peuples latins. Au début de la colonie, il y avait du vin ici. Je suis très heureux de constater que nous revenons à cette culture qui fait partie de nous», s’exprime-t-il. C’est avec grande passion qu’il concocte aussi bien ses vins blancs, rouges, rosés, mutés, ses cidres tranquilles, forts et de glace que ses mistelles élaborées à base des petits fruits.

Si vous passez au domaine, vous aurez l’occasion de profiter d’une agréable dégustation à l’intérieur du chai qui se veut un petit château d’inspiration normande du 16e siècle. Il est constitué d’une grande pièce centrale décorée de tapisserie historique, de meubles anciens, d’un foyer et de chandeliers. Un bar de dégustation se trouve au centre de la pièce. «Il était important pour nous que le décor soit ainsi pensé. Nous voulons que l’ambiance soit celle des vieux vignobles français. Ça fait partie de l’expérience».

En ce qui concerne les prix des produits alcoolisés offerts sur place, la vision de cet homme d’affaires est simple : il faut comprendre la capacité de payer de la clientèle. C’est la raison pour laquelle tous les vins et cidres sont offerts à 14$ et les mistelles entre 20$ et 22$. «Je fais du vin et des cidres pour qu’ils soient bus. Je veux que les gens qui désirent consommer régulièrement nos produits puissent le faire. C’est pourquoi il est important pour nous que nos produits soient abordables», fait-il valoir. Pour des questions de rentabilité, la gamme de produits ne se retrouve pas en succursale de la Société des Alcools du Québec (SAQ). Ils sont offerts directement sur place ou dans certains marchés publics comme celui de Chambly.

L’établissement est ouvert au public de mars à décembre les fins de semaines en début et en fin de saison et tous les jours durant l’été et l’automne. Avec une telle diversité, les raisons de visiter le Coteau Saint-Paul se présentent tout au long de l’année. Jean-Guy Gosselin et son équipe vous attendent année après année pour une offre toujours renouvelée.

Coteau St-Paul
1595, rue Principale
450 379-5069
www.coteau-st-paul.com

 

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