Agrotourisme : comment mettre à profit les médias sociaux ?

Par Guylaine Lebel

Aujourd’hui, l’expérience de la consommation se passe de plus en plus sur Internet. Le WEB propose une quantité impressionnante de médias sociaux et les entreprises agrotouristiques du Cœur de la Montérégie doivent savoir les utiliser judicieusement. Voici comment certaines de nos entreprises utilisent le 2.0. pour se faire connaître.

Tuango et Groupon
En matière de consommation, les sites d’achats groupés connaissent une popularité phénoménale depuis leur arrivée au Québec en 2010. Ainsi, Tuango et Groupon rejoignent plus d’un million de Québécois. Ces derniers découvrent chaque matin un courriel leur offrant des promotions pour obtenir des biens ou services en réduction : repas au restaurant, massages, soins esthétiques, séjour à l’hôtel, activités sportives, gadgets électroniques et plus encore. Cette véritable manne de consommateurs profite bien aux entreprises agrotouristiques qui rivalisent d’idées pour séduire les acheteurs d’aubaines.

Les entreprises de la région n’échappent pas à cette tendance. «L’impact est immédiat. Lors de notre première expérience avec Tuango, notre offre a attiré entre 1 100 et 1 200 personnes. C’est très intéressant parce que ce genre de site intéresse de nouveaux clients» indique Lisa Viens de la Cidrerie-Verger Léo Boutin de Mont-St-Grégoire. De son côté, Benoît Bouthillier, du Verger Les Trois Pommes à Rougemont, apprécie ce genre de site, mais nuance : «Quand on met une promotion sur un site de ce genre, les résultats sont instantanés. Les visiteurs sont au rendez-vous. Certains ne cherchent que des aubaines. D’autres, par contre, représentent une clientèle en quête de découvertes qui a réellement de l’intérêt pour l’entreprise. L’expérience devient alors très intéressante pour eux comme pour nous, car ils risquent de revenir et de devenir de fidèles clients».

Facebook : une popularité planétaire
Créé en février 2004 en Californie et d’abord conçu comme réseau social fermé des étudiants de Harvard, le site Internet Facebook connait une popularité planétaire depuis de nombreuses années. Une des particularités de Facebook réside dans son côté multifonction, étant à la fois réseau social d’étudiants, d’amis, de rencontres mais aussi un réseau social à usage professionnel. Aujourd’hui, il est plutôt rare de voir qu’une nouvelle entreprise ou une entreprise bien implantée ne possède pas de page Facebook. Cette plateforme se veut un formidable outil de fidélisation, de publicité et de marketing. Elle permet aux entreprises de communiquer directement avec leur clientèle.

«Nous sommes actifs sur cette plateforme, mais nous n’avons pas encore trouvé la recette pour avoir l’impact escompté. Une chose est certaine toutefois, nous comptons bien la trouver. Nous suivons des formations et nous comprenons l’efficacité de ce médium», ajoute Bertrand Deltour de la Vinaigrerie Gingras. Pour Denise Boutin de la Cidrerie-Verger Léo Boutin, Facebook permet un réel dialogue avec la clientèle : «On sent que c’est là que ça se passe». De son côté, Nathalie Daguzan  de la Confiturerie Nathy. D de St-Paul d’Abottsford se dit parfaitement à l’aise avec Facebook : «Il est difficile de mesurer l’impact, mais il est certain que si quelqu’un cherche de l’information sur l’entreprise, il en trouvera sur notre page. Aujourd’hui, il faut être présent sur les médias sociaux», explique celle qui lorgne désormais du côté de Twitter qu’elle compte investir sous peu.

Gazouillons avec Twitter
Différent de Facebook, Twitter est une plateforme accessible de microbloguage. Quand on est présent sur Twitter, on peut être « suivi » par quiconque a de l’intérêt pour ce que l’on a à dire. On ne parle donc pas d’amitiés personnelles, mais bien de liens professionnels, intellectuels ou commerciaux. Concrètement, Twitter est une plateforme gratuite de microblogue qui permet la diffusion de messages courts (gazouillis) de 140 caractères maximum. Plus de 10 millions de personnes utilisent ce moyen efficace de communication. Bien que très populaire dans le monde des médias et de la politique, il semble que les entreprises agrotouristiques cherchent encore une manière de se positionner sur cette plateforme. Certaines y sont depuis un certain temps. C’est le cas de la Cidrerie Michel Jodoin de Rougemont qui tient sa clientèle au courant des diverses activités de l’établissement. Entendrons-nous plus de gazouillis au Cœur de la Montérégie cette année ?  Les experts croient que oui. Selon eux, tous les types d’entreprises devraient profiter de la très forte capacité virale de ce site qui est devenu le bouche-à-oreille du net.

Google Street View intérieur
La plupart des gens connaissent bien Google Street View. Grâce aux caméras de Google, on peut voir physiquement les adresses que l’on entre dans le module de recherche du puissant site. Depuis 2011, Google Street View entre à l’intérieur des commerces. Ainsi, les commerçants intéressés peuvent profiter de ce service qui permet aux internautes d’accéder à une vue panoramique des établissements qui les intéressent.

«Je vois Google Street View comme un outil de travail. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas réellement vu d’impact mais quand je discute avec un client et que je veux lui montrer de quoi notre établissement à l’air, je trouve cela très pratique», indique Martin Lavertu, propriétaire du vignoble Les Petits Cailloux situé au pied du mont Yamaska à Saint-Paul-d’Abbotsford. Même son de cloche du côté de la Vinaigrerie Gingras de Rougemont : «Nous nous en servons comme outil afin que les visites virtuelles se transforment en visites réelles. Je crois que c’est un beau complément à mettre dans un plan de communication», indique le copropriétaire Bertrand Deltour.

Qu’importe le médium, il est de plus en plus évident que la présence sur Internet pour une entreprise n’est plus un réel choix. Se priver de ce marché, souvent gratuit ou très accessible, serait de passer à côté d’une opportunité marketing. C’est maintenant l’endroit où consommateurs et marchands se rejoignent.

 

1 réponse à “Agrotourisme : comment mettre à profit les médias sociaux ?”

  1. 21 février 2014 à 12:56

    Très intéressant comme article! Bonne synthèse des informations!

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