La biométhanisation en Montérégie Est, un sujet des plus VERT !

Il y a de cela quelques années, le fait de recycler était un concept des plus novateurs. Maintenant, on parle de biométhanisation !

La biométhanisation est un procédé naturel basé sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique en conditions contrôlées, et ce en l’absence d’oxygène. De ce processus, on en produit le digestat et le biogaz. Le digestat est un produit humide, liquide ou solide riche en matières organiques que l’on utilise principalement pour enrichir les terres agricoles. Pour ce qui est du biogaz, c’est plutôt un mélange gazeux saturé en eau composé entre autres de 50 à 70% de méthane. Il s’agit d’une énergie renouvelable pouvant être utilisée sous différentes formes telles que la combustion pour la production d’électricité et de chaleur ou la production de carburant (source : http://biomethanisation.ca/le-reseau/biomethanisation/). Présent depuis plusieurs années en Europe, cette technologie a fait ses preuves et ne peut qu’être profitable pour les Québécois et les générations à venir.

Trois MRC en Montérégie Est ont donc décidé d’unir leurs forces afin de réduire l’enfouissement des matières organiques avec comme objectif de l’éliminer totalement d’ici 2020. Les MRC de Rouville, de Marguerite-D’Youville et de La Vallée-du-Richelieu, représentant 27 municipalités, travaillent de pair à l’implantation d’une usine pour le traitement des matières organiques par le procédé de biométhanisation.

Un projet d’envergure
Afin de concrétiser ce projet, la Société d’Économie Mixte de l’Est de la Couronne Sud (SÉMECS) a été créée en 2011 par le regroupant des trois MRC et l’entreprise privée Biogaz EG. La SÉMECS a travaillé durant les dernières années à l’obtention de différentes subventions provenant des programmes gouvernementaux pour le financement nécessaire à la réalisation de ce projet. La construction d’une usine de biométhanisation à Varennes devrait voir le jour en 2015. Le projet représente un investissement de l’ordre de plus de 55 M$.

Un choix de société, un défi environnemental !
Avec cette usine, l’on pourra transformer les déchets de table et les résidus verts de 27 municipalités, représentant une population totale d’environ 223 000 personnes. L’on estime que les trois MRC devraient produire 30 000 tonnes de matières organiques par année. Ayant une capacité de 40 000 tonnes, l’on pourra collecter 10 000 tonnes de matières organiques provenant des industries du territoire.

Ce projet permettra d’atteindre les objectifs du gouvernement provincial qui sont de ramener, d’ici 5 ans, la quantité de matières résiduelles éliminées à 700 kg par personne (soit une réduction des matières générées de l’ordre de 13,5 % par personne), de revaloriser 60 % des matières organiques putrescibles d’ici 2015 et de bannir les matières organiques de l’enfouissement d’ici 2020.

Un projet pilote des plus concluants
C’est en mai 2012 que le projet pilote de collecte de matières organiques a débuté sur le territoire de la MRC de Rouville. Soixante-dix résidences de Saint-Mathias-sur-Richelieu ont participé à ce projet. Par celui-ci, la MRC de Rouville a pu évaluer l’équipement, effectuer des prises de données sur le terrain pour connaître, entre autres, le taux de participation à la collecte et la qualité des matières et évaluer les outils de communication.

Et pour Rouville…
La MRC de Rouville est fière de s’associer à ce projet des plus prometteurs.  «Pour notre MRC cela représente plus de 4 700 tonnes de matières organiques qui seront détournées des sites d’enfouissement» explique

M. Etienne Rousseau, coordonnateur à la gestion des matières résiduelles. «Cela représente un grand pas pour l’environnement et pour notre qualité de vie future»!

 

Laisser un commentaire

Archives