Robert Transport, précurseur du développement durable

D’entrée de jeu, compagnie de transport ne rime pas nécessairement avec développement durable. Pourtant, puisque cette industrie a besoin de carburant pour avancer, aussi bien tenter d’acheminer la marchandise des clients de la manière la plus responsable qui soit. C’est ce que s’emploie à faire Robert Transport, dont le centre de distribution de Rougemont emploie plus de 200 personnes.

De nouveaux camions au gaz naturel liquéfié

Fort de sa mission Viser un environnement plus sain dans l’avenir, Robert Transport est la première compagnie de transport du Canada à prendre le virage du gaz naturel liquéfié (GNL). Cette volonté s’est traduite par l’annonce, en octobre dernier, de l’acquisition de 180 camions fonctionnant au gaz naturel liquéfié, soit l’équivalent de 20 % de la flotte. Il s’agit de la plus importante commande de camions au GNL, ce qui démontre le leadership dont fait preuve Robert Transport en protection de l’environnement.

Ces nouveaux camions, commandés chez Peterbilt et livrés au printemps 2011, intègrent des systèmes Westport HD, une entreprise qui se spécialise dans les technologies de transport à carburant de remplacement, peu polluantes. Ils se destinent aux couloirs pour le transport de ligne entre Montréal-Québec et Montréal-Toronto.

Quant au ravitaillement du parc de véhicules de Robert Transport, il sera assuré par Gaz Métro Solutions Transport, filiale à part entière de Gaz Métro, le principal distributeur de gaz naturel au Québec. « C’est un début pour nous, car même si la technologie existe, le ravitaillement demeure un défi. Avec ce premier corridor de transport de gaz naturel au Canada, c’est un autre pas vers une consommation de carburant écologique » affirme Jean-Robert Lessard, vice-président marketing chez Robert Transport.

La compagnie a su profiter des mesures d’incitation du gouvernement du Québec pour mettre en place des solutions de transport plus écologiques

En effet, on prévoit aménager trois installations de ravitaillement en GNL dans le corridor formé par l’autoroute 401 en Ontario et l’autoroute 20 au Québec, entre la région de Québec et la région du grand Toronto.

Ces nouveaux camions coûteront environ 100 000 $ de plus que les camions actuels. Malgré ces coûts importants, cela demeure un investissement qui promet d’être vite rentable, car le GNL est moins cher que le diesel. De plus, ajoute Monsieur Lessard, « cela nous permet d’apporter notre contribution à la protection de l’environnement, car le gaz naturel liquéfié émet 25 % moins de gaz à effet de serre ». Robert Transport n’en est pas à sa première annonce du genre. Ainsi, le transporteur a déjà mis en place ces dernières années d’autres mesures en vue de diminuer la pollution.

Des générateurs qui stimulent l’engagement des troupes

Robert Transport a muni ses camions de générateurs qui permettent de fermer le moteur lorsque les chauffeurs doivent dormir dans leur véhicule. Résultat? Une consommation de carburant qui est passée de 3,75 litres/heure (en mode ralenti) à 1 litre/heure. Encore une fois, cet investissement a valu d’importants coûts initiaux, néanmoins résorbés en 24 mois.

L’implantation de ces nouvelles mesures a suscité beaucoup d’enthousiasme chez les employés, informés par diverses campagnes de communication interne. Selon Jean-Robert Lessard, ce changement culturel s’est réalisé sans trop de heurts, les employés ayant compris que cette initiative était non seulement profitable pour la compagnie, mais aussi pour la population en général et les générations futures. Ce changement a alors été perçu comme l’occasion d’agir en tant que bons citoyens.

Robert Transport, chef de file en matière de protection de l’environnement

Claude Robert, président et chef de la direction

Parmi ses prochaines initiatives environnementales, Robert Transport mise notamment sur l’urée et les biogaz. L’urée, une substance produite dans l’urine qu’on peut également créer en laboratoire, sera bientôt ajoutée au diesel au moment où celui-ci sort du pot d’échappement. L’impact de cette injection : transformer le dioxyde d’azote et l’oxyde d’azote en azote, un gaz inoffensif et naturel. D’ici quelques années, l’entreprise compte également utiliser les biogaz, produits par la biométhanisation des déchets organiques en putréfaction. Disponible sur le marché à moyen terme, ce type de gaz consolidera la volonté de Robert Transport de diminuer son empreinte écologique.

 

Nul doute que Robert Transport a compris la nécessité de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. La compagnie a su profiter des mesures d’incitation du gouvernement du Québec pour mettre en place des solutions de transport plus écologiques. Voilà certainement un exemple inspirant pour toutes les entreprises du Québec!

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