Le COVABAR et l’OBV Yamaska : des organismes bien présents pour l’environnement

On réalise aujourd’hui que la santé des rivières est l’affaire de tous. Elle ne peut pas être préservée que par un seul intervenant. Il faut se rappeler que chaque rivière est alimentée par un réseau de cours d’eau qui draine un territoire appelé « bassin versant ». Plusieurs activités cohabitent sur ce territoire et celles-ci ont nécessairement un impact cumulatif sur la qualité de l’eau, la quantité disponible ainsi que l’état des écosystèmes aquatiques.

C’est pour faciliter la cohabitation des usagers de l’eau que sont créés, au Québec et ailleurs, des organismes de bassin versant (OBV). Au cœur de la démarche de ces OBV, une approche concertée qui cherche à mobiliser et à accompagner les communautés vers la prise en charge de leurs cours d’eau.

Mandatés par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), les OBV doivent produire le Plan Directeur de l’Eau (PDE) de son bassin versant. Le PDE s’avère être un outil indispensable afin de mieux connaître toutes les facettes du territoire et permet à travers un processus de concertation, auprès des acteurs du milieu et de la population, de créer un plan d’action efficace afin de favoriser l’amélioration de la qualité de l’eau et des écosystèmes. L’accomplissement du plan d’action se concrétise par la suite à travers des réalisations tangibles à l’échelle du bassin versant, et ce, dans une perspective de développement durable.

La MRC de Rouville est divisée en deux bassins versants, soit celui de la rivière Richelieu et celui de la rivière Yamaska.

Voici une brève description de chacun des bassins versants de notre territoire.

Le bassin versant de la rivière Richelieu – COVABAR

Défini par ses limitations naturelles, le bassin versant de la rivière Richelieu, au Québec, s’étend de Lacolle jusqu’à Sorel. Le Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR) couvre un territoire d’une superficie de 2 873,5 km 2. Au total, 66 municipalités et un bassin de population de plus de 700 000 habitants. Dans la MRC de Rouville, les municipalités de Saint-Mathias-sur-Richelieu, Richelieu et Marieville sont entièrement situées dans le bassin versant de la rivière Richelieu, alors que Rougemont et Sainte-Angèle-de-Monnoir le sont qu’en partie.

La mission principale du COVABAR est de sensibiliser, informer et éduquer l’ensemble des citoyens du bassin versant à la gestion intégrée de l’eau, et pour ce faire, l’organisme multiplie les projets au cours des dernières années. Par exemple, il participe à des activités d’éducation et de sensibilisation, dont le programme éducatif pour les jeunes « j’Adopte un cours d’eau », il participe aussi au nettoyage des berges et du lit de la rivière Richelieu avec, entre autres, la municipalité de Saint-Mathias-sur-Richelieu et il organise des distributions d’arbres comme à Marieville en 2010. De plus, la sensibilisation se fait également avec des comités consultatifs ainsi que par la tenue de kiosques d’informations lors d’événements locaux, comme la Fête de la famille et le Festival des voitures d’eau (une virée environnementale en canots) à Saint-Mathias-sur-Richelieu. Finalement, l’organisme effectue des travaux de chantier permettant de développer davantage l’expertise terrain comme dans le sous-bassin de la rivière des Hurons où l’équipe du COVABAR a été très active dans les dernières années.

Le bassin versant de la rivière YamaskaL’OBV Yamaska

Le bassin versant de la Yamaska s’étend du lac Brome à la baie Lavallière près de Sorel-Tracy. Il compte plus de 625 cours d’eau, 90 municipalités et quelque 265 000 habitants. Sur le territoire MRC de Rouville, les cours d’eau à l’est du mont Rougemont s’écoulent vers la rivière Yamaska. Les municipalités de Saint-Paul-d’Abbotsford, de Saint-Césaire et d’Ange-Gardien sont entièrement situées dans le bassin versant alors que les municipalités de Rougemont et de Sainte-Angèle-de-Monnoir n’y sont situées qu’en partie.

Créé en 2000, l’OBV Yamaska a, jusqu’à l’an passé, été connu sous l’appellation COGEBY. L’organisme est dirigé par des administrateurs provenant des secteurs municipaux, économiques et communautaires. Les rôles que peut jouer l’OBV varient beaucoup d’un cours d’eau à l’autre en fonction des besoins du milieu et des acteurs en présence. L’approche privilégiée est toujours collaborative, constructive et volontaire et s’inscrit en complément aux compétences normatives et règlementaires du MDDEP et des MRC.

Des exemples concrets

Le lac Bleu d’Ange-Gardien

Au lac Bleu d’Ange-Gardien, l’OBV Yamaska travaille depuis 2009 en collaboration avec l’association de protection du lac : les Gardes-en-joie du lac Bleu. Comme pour plusieurs lacs de la région, ce sont les proliférations répétées de cyanobactéries qui ont d’abord motivé l’action et la réalisation d’un diagnostic du lac par l’organisme. Aujourd’hui, la qualité de l’eau fait l’objet d’un suivi et les différents acteurs de la région (municipalité, producteurs et citoyens) sont de plus en plus impliqués dans le dossier ce qui augure bien pour le lac.

Un projet concerté pour la rivière à la Barbue

La rivière à la Barbue fait l’objet d’un projet collectif géré par le Club Agri-Durable en collaboration avec l’OBV Yamaska et la MRC de Rouville. Débutée en 2006, l’initiative a pour but de diminuer l’érosion des sols cultivables. L’OBV apporte un soutien technique et assure l’échantillonnage du cours d’eau ce qui permettra d’évaluer l’impact des mesures entreprises. Jusqu’à présent, 35 des 120 producteurs ont déjà fait des interventions cumulant : 3,5 km de bandes riveraines implantées, 1,5 km de haies brise-vent, 25 avaloirs avec bassins de sédimentations, 400 m de berges stabilisées et 20 déversoirs enrochés.

Rédigé avec la collaboration du COVABAR et de l’OBV YAMASKA

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